Architecture

(Pour voir les illustrations, survoler avec la souris les parties colorées du texte !)

L'Abbatiale Saint Ferréol reste un remarquable témoin de l'architecture religieuse du second quart du XIIème siècle.
L'ambitieux projet initial, d'un art gothique en pleine possession de ses moyens, rivalisait alors en dimensions et dans le soin de la construction avec les chantiers en cours à Orbais, Braine et au Mont Notre Dame dans l'ancien diocèse de Soissons.

Choeur et transept forment un ensemble admirable; son élévation à trois niveaux, sa structure savante recourant à la technique de l'arc boutant, le soin apporté à certains détails de la construction, expriment bien l'ambition de ses occupants.

Les piliers de la nef et du transept établis sur des socles élevés, paraissent énormes, car les corbeilles des chapiteaux aux crochets de feuillage, atteignent un cinquième de la hauteur de la colonne.

Le Triforium (galerie faisant le tour de l'église) étonne par l'étroitesse des intervalles (0,36m) entre les colonettes élancées des baies doubles et arcs brisés.

Le long choeur à vaisseau unique se termine en abside à sept pans. Le transept saillant compte deux travées par bras.

La Nef de type basilical reprend dans le vaisseau central l'élévation à trois niveaux du choeur, en substituant des grandes arcades à un premier registre de baies, sous le triforium et les fenêtres hautes.

La façade sud du transept est entièrement ajourées par de grandes baies, celles du bas formant un triplet, le mur du pignon du bras nord du transept est complèttement aveugle en raison des batiments conventuels qui s'y adossaient.

Côté Nord, curieuse pierre tombale du XIIIème siècle, sous un galbe orné d'un trèfle, un abbé "gisant" porte un pierre où il est représenté aux pieds de la Vierge, lui demandant la délivrance de ses tristes chaines.
A observer aussi, à l'entrée de l'abbatiale, la pierre tombale finement sculptée de l'abbé Claude Guillard (1540).

Côté sud, une chapelle du XVIème siècle, dite "du Saint Sépulcre" est fermée par une cloture à colonnade de style Renaissance.

Dans le choeur, 38 stalles en chêne du XVIème siècle sont pourvues de dorsaux délicatement sculptés dans le style Renaissance, mais les " miséricordes" et les accoudoirs représentent des sujets symboliques et des scènes de la vie profane dans un esprit typiquement médiéval.
Vous pouvez vous reporter à la notice publiée dans les Annales de la Société Historique de Château-Thierry de 1872 sur les stalles et boiseries.(Voir aussi la page dédiée à ce sujet)

Pour une visite virtuelle en 3D de l'abbatiale en 2009, se rendre sur cette page

Pour en savoir davantage nous vous recommandons de vous reporter à l'Analyse Architecturale Analyse Architecturale richement illustrée de Thierry Algrin, Architecte-en-chef des Monuments Historiques. richement illustrée de Thierry Algrin, Architecte-en-chef des Monuments Historiques.
Voir aussi le diagnostic réalisé par le cabinet NASCA en 2021.